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Petit quartier devenu grand

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 25 juillet 2008 à 8:11
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Petit quartier devenu grand
Pierre angulaire de la revitalisation du secteur, le jardin de Saint-Roch, aménagé en 1992, s'inscrit dans une approche moderne d'aménagement, répondant ainsi à une volonté d'amorcer un mouvement significatif de retour en ville. (Photo Frédérick Masson)
Petit quartier devenu grand
Le quartier de Saint-Roch, nommé ainsi en l'honneur d'un saint légendaire que l'on invoque contre la peste et les maladies infectieuses, est situé entre le cap Diamant (au sud) et la rivière Saint-Charles (au nord), puis entre le boulevard Langelier (à l'ouest) et l'autoroute Dufferin-Montmorency.
Au nombre des plus anciens faubourgs de Québec, son développement commence à l'est avec une première agglomération qui prend forme autour de l'ermitage Saint-Roch, agglomération qu'on nomme alors faubourg Saint-Henry ou faubourg Hiché, du nom de Henry Hiché, propriétaire des lieux. Un peu plus tard, une autre petite agglomération voit le jour à l'ouest de la première, le long de la rue Saint-Vallier : le faubourg Saint-Vallier où se concentrent des tanneurs installés là en raison des nombreuses sources coulant du haut de la falaise.

Après une croissance très lente au 18e siècle, l'expansion véritable du faubourg survient au 19e siècle alors qu'une vague de prospérité résultant de la construction navale provoque une affluence d'ouvriers qui viennent s'y établir.

Progressivement, le faubourg s'étend vers l'ouest. Un peu avant 1833, les religieuses de l'Hôtel-Dieu lotissent des terrains pour y construire des habitations. Douze ans plus tard, l'Hôpital-Général en fait autant.

En 1845, Saint-Roch est rasé par les flammes et, en 1866, la partie ouest du faubourg est à nouveau détruite par un incendie. En 1855 est créée la municipalité de banlieue de Saint-Roch de Québec qui comprend les territoires actuels de Saint-Sauveur, du Vieux-Limoilou et de Duberger. À la fin du 19e siècle, la construction navale en déclin fait place à l'industrie manufacturière (cuir et chaussure, textile, meuble) et au développement du secteur commercial.

Au début des années 1900, Saint-Roch devient le centre commercial et industriel de la ville et le quartier le plus densément peuplé. Les années 1960 marqueront cependant une baisse dramatique des activités du quartier au profit de la banlieue. Ce ralentissement se maintiendra jusqu'aux années 1990, alors que la Ville de Québec et ses partenaires entreprennent un important chantier de revitalisation du quartier de Saint-Roch.

Depuis, le petit quartier d'antan fait figure de centre-ville. Pierre angulaire de la revitalisation du secteur, le jardin de Saint-Roch, aménagé en 1992, s'inscrit dans une approche moderne d'aménagement, répondant ainsi à une volonté d'amorcer un mouvement significatif de retour en ville. Plusieurs entreprises d'envergure y sont aujourd'hui installées. Les institutions d'enseignement y sont aussi bien présentes, que l'on pense à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP), à l'Université du Québec (TÉLUQ) ou encore à l'Université Laval (Édifice de la fabrique). Et que dire de la rue Saint-Joseph, qui a retrouvé son ciel étoilé.

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